À Paris, un collège remplace les heures de colle par du jardinage pour que les punitions aient du sens

Les parents sont informés et donnent leur accord : ces heures se font hors temps scolaire, sans remplacer les cours. Résultat : une trentaine d’élèves dits « à problèmes » a pu être « rattrapée », parfois même transformée.

Du compost au caractère : cultiver autrement la discipline

Pourquoi ça marche ? Parce qu’au lieu d’enfermer, cette approche ouvre. Les élèves sanctionnés travaillent au grand air, respirent, bougent, voient concrètement le fruit de leurs efforts.
Sur le terrain, on plante, on bêle un peu, on soigne le poulailler, on taille… Et, étonnamment, certains reviennent volontairement le week-end pour continuer !
Une punition qui donne envie de revenir, c’est rare. Peut-être que, sans le savoir, le collège a révélé quelques vocations de futurs jardiniers, maraîchers ou paysagistes.

De la sanction punitive… à l’expérience éducative
En transformant la punition en apprentissage concret, on change aussi le regard sur l’erreur. Loin du simple « tu as fauté, tu dois payer », on enseigne que l’on peut réparer, contribuer, et en tirer de la fierté.
Les élèves découvrent que la nature a ses règles, que le respect et la patience sont indispensables pour voir naître une fleur ou une salade. Bref, qu’un geste compte, même petit.
Et cerise sur le compost : ce modèle contribue aussi à la biodiversité locale et sensibilise à l’écologie de façon concrète.

Vers une école qui cultive… vraiment

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