Imaginez un parent qui, avant de changer la couche d’un nourrisson, demande calmement : « Est-ce que tu es d’accord si je te change ? ». Une simple phrase qui semble déclencher des torrents d’indignation et d’interrogations. Derrière cette pratique inhabituelle se cache une réflexion bien plus profonde sur le respect et l’autonomie des enfants. Mais peut-on vraiment parler de consentement pour un nourrisson ?
Le concept : une idée révolutionnaire ou exagérée ?
L’experte en éducatrice sexuelle australienne Deanne Carson, à l’origine de cette controverse, explique que son objectif n’est pas d’attendre un « oui » verbal de la part des bébés. Il s’agit plutôt d’instaurer, dès les premiers mois, une « culture du consentement ». Cela passe par des gestes simples : annoncer ses intentions, observer les réactions non verbales de l’enfant, et surtout, créer un climat où le corps de chacun est respecté.
Elle propose donc de verbaliser des phrases telles que : « Je vais te changer maintenant, c’est bon pour toi ? », tout en laissant un temps pour interpréter le langage corporel du bébé. Une manière, selon elle, de poser les bases d’une communication respectueuse, même si cela reste symbolique à cet âge.
Une approche qui divise
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